Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Matthieu 14/31
Je voudrais vous aider aujourd’hui à triompher du doute, car le doute est un poison dont une seule goutte suffit pour tuer la dynamique de la vie ! Identifions d’abord cet adversaire redoutable, et redouté, afin de le vaincre. « Le doute nous ôte la connaissance de même, et nous dégoûte de la vie », disait Balzac.
Douter : c’est perdre pied, c’est avoir peur, c’est craindre… « Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? » demande Jésus et ses disciples.
Douter, c’est être dans l’incertitude de la réalité d’un fait, contester, controverser, nier, refuser de croire. Douter, c’est choisir la faiblesse, et la Bible dit : « si tu faiblis au jour de la détresse, la force n’est que détresse » (proverbe 24/10). Qui dit doutes, dit impuissance, le doute paralyse, le doute fait naître les soupçons, le doute fait perdre confiance ; d’ailleurs, vous connaissez le diction : « Dans le doute abstiens-toi ». Alors, ne vous étonnez pas de la lâcheté dans laquelle vivent de nombreuses personnes qui, sous le prétexte de ne pas vouloir se tromper, ou de ne pas oser s’engager, préfèrent se réfugier dans l’incertitude, les scrupules, et l’inaction pour ne pas essuyer un échec qui révèlerait leur faiblesse et leur incrédulité. Douter ainsi peut passer pour une sorte de sagesse et de prudence qui rejoindrait la position philosophique qui consiste à ne rien affirmer d’autre chose, à ne rien croire avec conviction …
C’est le scepticisme, le manque de confiance à l’égard des opinions, ou le maque de confiance à l’égard de la réussite d’une entreprise ou de la possibilité d’un résultat (Le Robert).
Nous venons de mettre en lumière un mal plus grave que le cancer ou l’infarctus, car le doute ne reste pas dans le domaine de la pensée, mais ses effets et ses conséquences provoquent de tragiques catastrophes dans l’être tout entier, et souvent pour la vie entière ! Sans parler de sa néfaste contagion, pour l’entourage de la personne qui essaie d’entrainer les autres dans la perplexité, la peur, la crainte.
Croire : c’est tenir une chose pour véritable, tenir quelqu’un pour sincère, véridique, c’est ajouter foi à ce qu’il dit. La foi, la confiance en Dieu est fondée sur la Bible, qui est la Parole de Dieu. La force du croyant, c’est de croire de tout son cœur que ce que Dieu dit est vrai, actuel et immuable.
Souvenez-vous de ce récit par lequel j’ai introduit ce message. Il est dit de Pierre « voyant que le vent était fort, il eut peur ; et comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi !… » Pierre avait obéit à l’ordre du Christ, et s’appuyant sur sa parole, fixant son maitre, il marchait sur les eaux… quand soudain ses yeux furent attirés par la grosseur des vagues. Il prit alors conscience que ce « terrain liquide » était très instable, au point qu’il perdu Jésus de vue. La force du vent lui parut dangereuse, alors il s’enfonça !
Tant que Pierre regardait à Jésus et ne se laissait pas distraire par le vent, les vagues et la distance, sa foi le maintenait sur les eaux, mais dès que la peur réussit à entrer dans son esprit, il se mit à douter et il s’enfonça. Cette leçon, Pierre se l’est imposée. Jésus ne la lui avait pas demandée, et pourtant, le Seigneur ne l’a pas laissé dans la confusion : il lui a tendu la main et l’a ramené sain et sauf dans la barque. Et là, ce reproche mérité : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » En fait, Pierre marchait sur l’eau grâce à la parole du maître : « Viens ». La parole du Christ est une parole solide, éprouvée sur la quelle on peut s’appuyer en tout lieu, en tout temps, en toute circonstance.
Croire, c’est s’appuyer sur ce que Dieu dit, sur ce qu’il promet. En croyant, l’on n’est jamais seul, puisque Dieu est dans sa Parole, et que celle-ci nous fortifie en même temps qu’elle nous fait entrevoir le miracle, la délivrance que Dieu ne manque pas d’accomplir.
« Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu » (Jean 11/40).
Albert Leblond
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