Epreuve

Publié par Rachel dans fév 22, 2010

 

Dieu ne peut te laisser voir toujours ton chemin,

marché, mais par la foi, tel est l’ordre divin.

Dieu ne peut de ta route enlever chaque pierre :

tu lâcherais bientôt sa tendre main de Père ;

Dieu ne peut t’épargner les pleurs, ni la croix,

ni le joug qui t’oppresse est et t’irrite parfois.

Il faut, jusqu’au fond, boire la coupe la mer ;

il faut, pour vivre ciel, passé par le calvaire ;

il faut que la douleur nous guide pas à pas,

vers un but que, sans elle, on ne poursuivrait pas !

Souvent à la nacelle, il faut un vent d’orage,

pour que les matelots pointe droite au rivage ;

souvent à la brebis il faut prendre en agneau,

pour quel entre bercail avec tout le troupeau.

Ainsi dans son amour, Dieu permet la fournaise ;

il l’attise parfois, plutôt qu’il ne l’apaise ;

mais ce Dieu tout-puissant a dit que, pour les siens,

le feu de brûlerais jamais que les liens.

En Dieu qui te conduit mais donc pas confiance,

chante, si tu le peux, une hymne d’espérance ;

peut-être, en l’écoutant, un cœur auprès de toi,

triste, désespéré, retrouvera la foi.

Qu’importe si ta voix hésite, pleurent ou tremblent :

Dieu permet de pleurer et chanter tout ensemble !

 Pentecôte février 2010