Quelques commentaires
Le livre du Lévitique est particulièrement difficile à comprendre, et même surprenant à abordé lorsque l’on ouvre la Bible et que l’on s’attend à y trouver une révélation de Dieu !
Ce livre fait parti du Pentateute, ensemble de 5 livres écrits par Moïse. Sa place, au centre de ce recueil, montre le rôle central du culte rendu à l’Eternel et dont l’ouvrage contient les règles et prescriptions.
Voilés derrière des rites complexes, les 5 principaux sacrifices représentent le Christ et 5 des facettes par lesquelles il se révèlera au monde : Dieu ne fait jamais rien au hasard, mais il instruit l’homme selon ce que son coeur peut accepter; ici les sacrifices ont une portée finalement symbolique et préfigurent l’oeuvre qui sera accomplie bien plus tard lorsque Jésus mourra à la Croix comme Agneau pascal, substitutif pour notre péché !
Cette introduction au livre du lévitique ne décrira pas comment Christ apparait dans chacun des 5 sacrifices (holocauste, offrande de grain, de paix, pour le péché, de culpabilité), mais se propose d’expliquer le thème principal qu’est la Sainteté pour le peuple d’Israël et comment mieux appréhender le pourquoi des sacrifices.
Thème principal : La Sainteté.
La sainteté dont il est question ici n’est pas la sainteté divine, c’est-à-dire de Dieu, mais celle qui caractérise tout ce qui intervient dans le culte adressé à Dieu.
Ainsi, ceux qui rendent un culte, les objets, (…), sont consacrés à Dieu et agissent non-pas de leurs propres initiatives ou »inventivité », mais d’après les règles commandées par l’Eternel lui-même.
- Pour une personne : aucun homme n’est sans faute, il lui serait impossible de rendre un culte qui soit agréable à l’Eternel. Dieu a donc fixé des »NORMES » à respecter pour ainsi accueillir favorablement ce qui lui est offert.
- Consécration : se séparer du péché et répondre à la vocation particulière pour laquelle Dieu a appelé son peuple : lui rendre un culte / adoration.
- Etre obéissant aux ordonnances.
- Respecter les éléments de pureté et les niveaux de ‘’sanctification » en fonction du rôle à accomplir. Plus le rôle est important, plus les règles sont strictes :
- homme / femme
- sacrificateur
- souverain-sacrificateur
- Pour un objet : tous les objets liés au culte sont saints; un niveau »très-saint » concerne tout ce qui ne peut être manipulé que par les sacrificateurs.
- Pour un lieu :
- Lieu où la présence de Dieu se manisfeste (Moïse doit retirer ses sandales sur le mont Sinaï).
- Lieux où un culte est rendu à Dieu.
Les sacrifices dans le Lévitique :
Ce qui choque à la lecture de ce livre est le nombre d’animaux tués, la quantité de sang versé et enfin on pourrait dire »la complexité » des différents rites.
Tout le Nouveau Testament n’est là que pour une chose : LE sacrifice parfait est accompli ! Un sang suffisamment cher pour nous laver parfaitement a été versé, pour expier nos fautes et nous séparer du péché.
Si autant de sang est versé dans l’Ancien Testament, c’est que le procédé n’est pas encore »parfait », il n’est qu’un paliatif au sacrifice annoncé de tous temps. Dieu a envoyé Jésus-Christ »l’Agneau de Dieu » reconnu par Jean-Baptiste, seul a être sans aucune tâche / péché et donc seul homme pouvant mourir à la place d’un autre homme.
Dans les sacrifices, l’animal prenait la place de l’homme fautif : il y avait substitution :
- En posant ses mains sur la victime, l’homme s’identifiait à elle et elle à lui.
- Il y avait ici comme un transfert : la pureté de l’animal passait à l’homme et recevait en échange son péché.
- L’animal mourait et l’homme avait sa vie épargnée et son péché couvert.
En mourant sur la Croix, Jésus nous offert la possibilité de nous identifier à lui dans sa mort, il se charge ainsi de nos fautes.
Le sacrifice de Christ étant parfait, il n’est plus nécessaire de recourir au sang des animaux. Le coeur est maintenant lavé et les péchés effacés !
Nous ayant rachetés, il nous conduit dans une vie nouvelle par sa résurrection.
En conclusion :
Dieu ne pouvait pas faire Alliance avec Israël sans lui communiquer le moyen d’accomplir ce qu’il lui demandait, il devait fournir le moyen de s’approcher de lui pour lui rendre le culte qu’il réclamait. Inévitablement il devait donner un moyen d’effacer le péché de son peuple.
Dieu révèle que »Le salaire du péché, c’est la mort » Romains 6, 23. La faute nécessite une réparation, mais nous ne sommes plus en mesure de la fournir, justement à cause de notre nature pécheresse. La seule solution assouvissant à la fois la Justice et l’Amour de Dieu : la mort du coupable, la possibilité de nous tourner vers lui et de demander pardon. Dieu a tout créé par, pour et au-travers de son Fils Jésus-Christ, c’est donc également au-travers de lui qu’il fonde l’oeuvre de la Rédemption.
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