Epreuve
Dieu ne peut te laisser voir toujours ton chemin,
marché, mais par la foi, tel est l’ordre divin.
Dieu ne peut de ta route enlever chaque pierre :
tu lâcherais bientôt sa tendre main de Père ;
Dieu ne peut t’épargner les pleurs, ni la croix,
ni le joug qui t’oppresse est et t’irrite parfois.
Il faut, jusqu’au fond, boire la coupe la mer ;
il faut, pour vivre ciel, passé par le calvaire ;
il faut que la douleur nous guide pas à pas,
vers un but que, sans elle, on ne poursuivrait pas !
Souvent à la nacelle, il faut un vent d’orage,
pour que les matelots pointe droite au rivage ;
souvent à la brebis il faut prendre en agneau,
pour quel entre bercail avec tout le troupeau.
Ainsi dans son amour, Dieu permet la fournaise ;
il l’attise parfois, plutôt qu’il ne l’apaise ;
mais ce Dieu tout-puissant a dit que, pour les siens,
le feu de brûlerais jamais que les liens.
En Dieu qui te conduit mais donc pas confiance,
chante, si tu le peux, une hymne d’espérance ;
peut-être, en l’écoutant, un cœur auprès de toi,
triste, désespéré, retrouvera la foi.
Qu’importe si ta voix hésite, pleurent ou tremblent :
Dieu permet de pleurer et chanter tout ensemble !
Pentecôte février 2010



